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Les objets

Sculpture

La fleur qui marche

1952-1953

Après avoir conçu des bas-reliefs, Fernand Léger se consacre aux sculptures. La Fleur qui marche est l’une des premières qu’il imagine. Elle est le fruit de la collaboration entre Léger et son ancien élève Roland Brice, devenu céramiste à Biot. La céramique apparaît comme un matériau idéal pour Léger qui rêve depuis longtemps d’intégrer la couleur au paysage. Ce matériau résistant permet son installation en extérieur. L’artiste imagine des œuvres très colorées et utilise à cette fin une palette de couleurs vives jusque-là très peu utilisée par les céramistes. La céramique n’a pour lui aucune fonction utilitaire ; il la considère comme une animation, un divertissement dans l’espace ou sur un mur. Ses couleurs sont éclatantes. « La couleur est une nécessité vitale. C’est une matière indispensable à la vie comme l’air et le feu. »  Fernand Léger puise des motifs de fleurs, d’insectes ou de fruits dans ses peintures des années 1936-1937. Pour des raisons techniques, Léger ne parvient pas à installer cette sculpture dans l’espace public : « J’ai l’idée d’une haute sculpture polychrome, massive en diable, avec des formes comme des flammes, où le vent du large pourrait jouer. On la placerait au bord de la mer, des enfants pourraient passer, courir à travers, ou cracher dessus en douce… Pour un monument qu’on regarde, mais un objet utile et spectaculaire dans la vie, et surtout pas de gardien autour ! ».    Donation Nadia Léger et Georges Bauquier, 1969 Musée national Fernand Léger Inv. MNFL  99029 Fernand Léger, La Fleur qui marche, 1952-1953, sculpture en terre cuite émaillée, 64 x 59 x 20 cm. Céramiste Roland Brice. Donation de Nadia Léger et Georges Bauquier, musée national Fernand Léger. Photo : RMN-GP / Gérard Blot © ADAGP, Paris, 2025.  

La fleur qui marche

Céramique

L'enfant à l'oiseau

1953

Donation Nadia Léger et Georges Bauquier, 1969 Musée national Fernand Léger Inv. MNFL  99009     Fernand Léger, L'Enfant à l'oiseau, 1953, bas-relief en terre cuite émaillé, 140 x 77 cm. Donation de Nadia Léger et Georges Bauquier, musée national Fernand Léger. Photo: RMN-GP / Gérard Blot © ADAGP, Paris, 2021.

L'enfant à l'oiseau

Céramique

Les Femmes au perroquet

1951

En 1949, Fernand Léger vient à Biot et commence une production de céramiques dans l’atelier de Roland Brice, son ancien élève. Il atteint la dimension monumentale avec cette œuvre réalisée en 1951. Ce bas-relief a nécessité un long travail préparatoire : Léger a dessiné l’ensemble de la composition à partir de motifs déjà traités dans ses peintures. A gauche, le motif de deux femmes est directement emprunté aux œuvres de la période américaine. Au centre, le perroquet, animal de cirque et de foire est, quant à lui, un motif récurrent dans l’iconographie de l’artiste. Brice s’est chargé de l’agrandissement de la composition en terre crue puis, avec Léger, des découpes du motif préliminaire à la confection des moules. 25 moules ont été utilisés pour ce bas-relief émaillé d’un engobe blanc et ont été cernées de noir. Ici, le fond a été peint en rouge pour faire ressortir les figures. Les mêmes moules ont été utilisés pour la version polychrome installée en 1954 dans le jardin du restaurant La Colombe d’Or à Saint-Paul-de-Vence.  Donation Nadia Léger et Georges Bauquier, 1969 Musée national Fernand Léger Inv. MNFL  99010     Fernand Léger, Les Femmes au perroquet, 1951, bas-relief en terre cuite émaillée, 200 x 302 x 14 cm. Céramiste : Roland Brice. Donation de Nadia Léger et Georges Bauquier, musée national Fernand Léger. Photo : RMN-GP / Gérard Blot © ADAGP, Paris, 2021.

Les Femmes au perroquet

Mosaïque

Maquette, projet de mosaïque pour le gaz de France à Alfortville

1955

Donation Nadia Léger et Georges Bauquier, 1969 Musée national Fernand Léger Inv. MNFL  97011     Fernand Léger, Maquette, projet de mosaïque pour le Gaz de France à Alfortville, 1955, mosaïque. Donation de Nadia Léger et Georges Bauquier, musée national Fernand Léger. Photo : RMN-GP / Gérard Blot © ADAGP, Paris, 2021.

Maquette, projet de mosaïque pour le gaz de France à Alfortville

Sculpture

Le Jardin d'enfants

1960

A partir d’un motif peint de 1937, Fernand Léger, aidé par les céramistes Roland et Claude Brice, met en place en 1954 la maquette en plâtre du Jardin d’enfants (visible aujourd’hui dans les collections du musée). Prévue pour être édifiée en grandes dimensions, cette sculpture est conçue par l’artiste comme un jeu ayant également vocation d’animer le paysage. A l’intérieur de la structure, un bassin d’eau devait faire miroiter les couleurs vives des éléments construits, comme un écho à la nature bienveillante. En 1958, Nadia Léger commande à Claude et Roland Brice la construction monumentale de la sculpture pour le jardin du musée. Fabriqués puis émaillés après cuisson dans l’atelier de Biot, les éléments en céramique sont ensuite assemblés sur une carcasse bétonnée puis solidarisés par un joint de mortier. Unique en son genre, cette sculpture monumentale expérimente post-mortem l’esthétique humaniste de Léger : un art pour tous immergé dans l’espace.  « La Beauté est partout, dans l’objet, le fragment, dans les formes purement inventées ».  Fernand Léger, "Un nouveau réalisme, la couleur pure et l’objet", 1935.    Donation Nadia Léger et Georges Bauquier, 1969 Musée national Fernand Léger Inv. MNFL   Fernand Léger, Le Jardin d’enfants, 700 x 900 cm, terre cuite émaillée réalisée en 1960 par Claude et Roland Brice d’après une maquette en plâtre peint conçue par Fernand Léger vers 1954 (56 x 63 x 49,6 cm). Donation de Nadia Léger et Georges Bauquier, musée national Fernand Léger. Photo : RMN-GP / Gérard Blot © ADAGP, Paris, 2021.

Le Jardin d'enfants