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La collection du musée national Fernand Léger

De l’impressionnisme au cubisme
Esquisse pour la femme en bleu
Esquisse pour la femme en bleu
Peinture

Esquisse pour la femme en bleu

L'Esquisse pour la femme en bleu ouvre la période cubiste de l'artiste. La version définitive de cette œuvre est aujourd'hui conservée au Kunstmuseum de Bâle. La femme est au centre de la toile, de profil. Les larges aplats géométriques colorés de bleu, blanc, noir ou rouge sont essentiellement là pour donner un rythme à la composition. Parmi ces grandes formes, nous distinguons un réseau de petits éléments enchevêtrés, reliés par une structure de lignes noires. Des objets identifiables s’en détachent : à gauche, une torsade verticale évoque le pied d’un fauteuil et à droite le verre constitué un indice réel replaçant la femme dans un contexte identifiable. Cette esquisse est très organisée et chaque élément y tient une place précise afin de créer une œuvre la plus équilibrée possible. 


Léger cherche à se dégager du motif pour aller vers une abstraction de plus en plus présente. Les cubistes se livrent entre eux à une véritable bataille à propos de la couleur : à la différence de Georges Braque ou de Pablo Picasso, qui utilisent des camaïeux de beige et de gris, Léger privilégie les juxtapositions de couleurs franches. Entre 1909 et 1912, il entend mener avec Robert Delaunay la bataille de la couleur libre « tout en ordonnant la confrontation des formes et des lignes ». C’est donc sur la notion de contraste que Fernand Léger s’appuie progressivement pour bâtir son langage de peintre. 

Donation Nadia Léger et Georges Bauquier, 1969
Musée national Fernand Léger Inv. MNFL  96005

 

Fernand Léger, Esquisse pour la femme en bleu, 1912, huile sur toile, 131 x 99,1 cm, donation de Nadia Léger et de Georges Bauquier, musée national Fernand Léger, Biot. © RMN-GP / Gérard Blot © ADAGP, Paris, 2021.