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La collection du musée national Fernand Léger

De l’impressionnisme au cubisme
Contrastes de formes
Contrastes de formes
Peinture

Contrastes de formes

En 1913, Fernand Léger signe un contrat avec le collectionneur et marchand Daniel-Henry Kahnweiler. C’est à cette période qu’il réalise ce Contrastes de formes dans lequel il abandonne toute référence à la réalité. Le parti pris esthétique de cette œuvre est le contraste qui s’opère par la couleur et qui s’intensifie par le dessin et par la forme. Les contrastes, les formes et les couleurs offrent ainsi plusieurs sens de lecture. Léger recherche la force visuelle et non l’émotion. Il applique les préceptes de Cézanne : « Il faut traiter la nature par le cylindre, la sphère et le cône ». Poussant à leur paroxysme les conseils du maître, Léger finit par s’en détacher en réduisant le motif pour n’en retenir que les formes géométriques essentielles. Le sujet s’efface au profit de sa valeur plastique, la composition devient plus abstraite. 


Cet abandon du sujet ne se fait pas sans peine ; ces quelques mots traduisent ses états d’âme : « En 1912-1913, ça a été une bataille pour quitter Cézanne. L’emprise était si forte que pour m’en dégager j’ai dû aller jusqu’à l’abstraction. » 
 

 

Fernand Léger, Contrastes de formes, 1913, huile sur toile, 46 cm x 55 cm, donation de Nadia Léger et de Georges Bauquier, musée national Fernand Léger, Biot. © RMN-GP / Gérard Blot © ADAGP, Paris, 2021.