Les années 30 : Classicisme et biomorphisme
Les objets
Dessin
Etude de noix
1931
Donation Nadia Léger et Georges Bauquier, 1969. Musée national Fernand Léger Inv. MNFL 96026 Fernand Léger, Etude de noix, 1931, dessin, 36,9 x 30,1 cm, donation de Nadia Léger et Georges Bauquier, musée national Fernand Léger. Photo : RMN-GP / Gérard Blot © ADAGP, Paris, 2021.
Dessin
Composition au perroquet
1938
Musée national Fernand Léger Inv. MNFL 96071 Fernand Léger, Composition au perroquet, 1938, dessin, 39,9 x 31,5 cm, donation de Nadia Léger et Georges Bauquier, musée national Fernand Léger. Photo : RMN-GP / Gérard Blot © ADAGP, Paris, 2021.
Peinture
La Baigneuse
1932
La Baigneuse voit le jour au moment où Fernand Léger se réconcilie avec le sujet dans le tableau. Il fait alors ses rencontrer personnages et objets dans ses œuvres. Une baigneuse, motif fréquent dans la peinture classique, et un tronc d’arbre se partagent l’espace de manière égale. Un étrange dialogue s’installe : à gauche la baigneuse est accroupie, son bras droit esquisse un mouvement sinueux tandis qu’à droite, le tronc pourvu de branches qui rappellent des embryons de membres, semble évoquer un torse. « Si vous aimez le dessin, les objets, en décembre qu’il faut regarder la campagne. Elle est totalement déstabilisée. Elle pose nue comme un modèle. » En établissant un parallèle de formes entre la femme et le tronc, Léger affirme une nouvelle fois que le corps humain n’a pas plus d’importance qu’un objet. Seule la valeur plastique du sujet importe. Par exemple, l’arbre, qui semble particulièrement intéressant en raison du dynamisme de sa croissance et de sa richesse formelle. Afin d’étudier la nature de plus près, l’artiste a l’habitude d’isoler les éléments naturels jusqu’à révéler une nouvelle réalité. Ainsi, n’est-il plus question de peindre l’arbre tel qu’on peut le voir dans la nature mais de restituer, par des choix plastiques, son essence. Donation Nadia Léger et Georges Bauquier, 1969. Musée national Fernand Léger Inv. MNFL 97033 Fernand Léger, La Baigneuse, 1932, huile sur toile, 65,5 x 58,5 cm, donation de Nadia Léger et Georges Bauquier, musée national Fernand Léger. Photo: RMN-GP / Gérard Blot © ADAGP, Paris, 2021.
Peinture
Adam et Eve
1934
Pour réaliser Adam et Ève, œuvre monumentale conservée au Kunstsammlung Nordrhein-Westaflen à Düsseldorf, Fernand Léger peint cette étude qui met en place le sujet. En 1932, il adhère à l’association des écrivains et artistes révolutionnaires (A.E.A.R.) créée pour défendre la culture et la liberté artistique. Au nom du Beau et du Peuple, il s’oppose à l’art propagande. L’artiste rejette l’idée de devoir imaginer une peinture populaire de qualité inférieure sous prétexte d’être accessible aux ouvriers. Invoquant le rôle social du peintre, il refuse la peinture narrative ou celle d’histoire et propose un réalisme plastique compréhensible par tous. Léger est convaincu que l’organisation des loisirs va permettre de réconcilier l’art et le peuple : « Vos loisirs vous permettront de vous développer, de sentir, d’aimer le nouvel art qui vous échappe encore. » Ainsi, il intègre à son œuvre des personnages familiers empruntés aux loisirs des classes populaires tels que le cinéma, le music-hall ou le cirque. Les figures d’Adam et d’Ève paraissent donc bien éloignées de leur signification biblique. Elles évoquent davantage les athlètes et les gens du cirque qui savent jouer avec les objets, utiliser la grâce de leur corps et les effets de lumières. Léger a peint Adam d’un maillot rayé, à la mode des années 1930. Dans la version de Düsseldorf, il pousse encore plus loin la référence au monde moderne en dotant Adam d’un tatouage. Quant à Ève, elle pose avec un geste gracieux et sophistiqué. Elle rappelle les grands nus classiques dont le célèbre Bain turc d’Ingres peint en 1862. Donation Nadia Léger et Georges Bauquier, 1969. Musée national Fernand Léger Inv. MNFL 96008 Fernand Léger, Adam et Eve, 1934, huile sur toile, 130,7 x 97,5 cm, donation de Nadia Léger et Georges Bauquier, musée national Fernand Léger. Photo : RMN-GP / Gérard Blot © ADAGP, Paris, 2021.
Dessin
Sans titre, étude pour un portrait
1936
Donation Nadia Léger et Georges Bauquier, 1969. Musée national Fernand Léger Inv. MNFL 97043 Fernand Léger, Sans titre, Etude pour un portrait, 1936, dessin, 25 x 33 cm, donation de Nadia Léger et Georges Bauquier, musée national Fernand Léger. Photo : RMN-GP / Gérard Blot © ADAGP, Paris, 2021.